Poème.
Tu ne connais pas ton bonheur de pouvoir cueillir une fleur
C’est si facile avec tes doigts… Pense à ceux qui n’en ont pas
Tu ne connais pas ton bonheur de t’exprimer selon ton cœur C’est si facile avec ta voix… Pense à ceux qui ne peuvent pas.
Tu ne connais pas ton bonheur . La nature, dans sa splendeur s’offre à toi. Regarde-la… Pense à ceux qui ne voient pas.
Tu ne connais pas ton bonheur. Ecoute cet oiseau siffler. Trouve-t-on plus beau que ce chant-là ? Pense à ceux qui n’entendent pas.
Tu ne connais pas ton bonheur. Etre aimé par l’âme sœur. Pouvoir la serrer dans tes bras… Pense à ceux que l’on n’aime pas. Prends conscience de ton bonheur. Estime-le à sa juste valeur.
Très heureux, tu trouveras, si tu penses à tous ceux-là.
(ce poème a été écrit en 1982 par un jeune handicapé de Corrèze. (ce poème a été lu à la sépulture de l’abbé Gaby Préau, le 12/10/20)
——————————————- (j’ajoute personnellement quelques phrases)
Tu ne connais pas ton bonheur… Tu n’as pas besoin d’un fauteuil roulant. C’est si facile de te déplacer avec tes jambes… Pense à ceux qui ne peuvent pas.
Tu ne connais pas ton bonheur. Tu vas et viens comme tu veux. Tu es libre de tes mouvements… Pense à ceux qui vivent allongés sur un lit.
Tu ne connais pas ton bonheur. Tu es heureux de partager de bons moments. Tu rencontres souvent des amis… Pense à ceux qui vivent très isolés.
Tu ne connais pas ton bonheur. Tu vis avec des parents, frères et sœurs. Tu te retrouves en famille… Pense aux familles désunies, dispersées.
Tu ne connais pas ton bonheur. Tant de gens vivent hors de leur pays. Souvent rejetés, mal logés, mal nourris… Pense à eux, toi qui as en abondance.
Tu ne connais pas ton bonheur. La guerre n’a pas détruit ta maison. Tu es dans un pays relativement en paix… Pense à ceux qui ont tout perdu.
Tu ne connais pas ton bonheur. Tu te déplaces en voiture. Tu vas faire tes courses… Pense à ceux que tu pourrais emmener avec toi.
Tu ne connais pas ton bonheur. Tu peux aller en vacances. C’est si bon de changer d’air… Pense à ceux qui n’y vont jamais.
Tu ne connais pas ton bonheur. Tu crois que Dieu t’aime sans mesure. Tu le sais présent dans ta vie… Prie pour tous ceux qui n’ont pas cette chance.
Merci, Seigneur pour tous les dons que tu me donnes. Abbé Bernard Giraud